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L’alchimie des polarités

 

De quelques échelles de grandeur

 

Manger en conscience

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Opposer éternellement le matriarcat au patriarcat n'apporte rien de fructueux à la Tradition des Druides. Il faut trouver un équilibre. Depuis que dans certains pays, que l'on pourrait qualifier de « machiste », le concept des oppositions est très ancré, ceux-ci se mènent une lutte farouche. En France, on ne sait qu'opposer la gauche à la droite, les hommes aux femmes, la jeunesse à la vieillesse, le passé au présent, etc.

La « magie »autrement dit la Connaissance, elle, nécessite un travail en polarité. Il s'agit d'admettre une chose évidente, c'est que le jour est complémentaire à la nuit, le soleil à la lune, les étamines aux pistils, etc. Cette complémentarité astucieuse de la nature permet la créativité.

Les réactions physiques et chimiques mises en action lorsque les pôles opposés sont confrontés amènent à la création. Cette réaction est la base de tout ce qui existe, de la beauté, de la création et de la prolifération.

Pour travailler en polarité magiquement, il faut reconnaître la différence et l'égalité entre les genres. Il faut admettre les valeurs féminines en tant qu'intuitives, émotives, fluides, patientes, malléables, etc. tandis que les valeurs masculines résident en la force, la logique, la rigidité, le rationalisme, etc.  Pour qu'il y ait  « énergie » dans le cercle druidique, il faut qu'il y existe une fusion de ces deux polarités complémentaires. La « Wicca » de tous les horizons a toujours fonctionné avec cet a priori.

Tout comme il existe le plus et le moins en électricité provoquant le courant électrique, les pôles opposés permettent le passage de l'énergie entre 1’anode et la cathode. Le déclic est  brillant.

Le cercle magique a toujours été construit suivant ce plan; les deux axes  se croisent en son centre : l'axe nord-sud, et l'axe ouest-est.  Selon les diverses  façons d'œuvrer « magiquement » dans l’enceinte druidique, les symboles de la terre, la pierre de Falias s’oppose à l'épée de Nuadda en Findias, et la lance de Lugh en Gorias trouve son opposé en Murias ou se situe le chaudron de Kerridwen.

Cessons aussi de favoriser les Dieux par rapport aux Déesses. L'invocation des divinités doit être équitable pour oeuvrer en vérité et en toute justice et donc en polarité.  Par conséquent, on doit la même importance aux Déesses qu'aux Dieux si l'on désire sincèrement provoquer un échange et donc atteindre une évolution spirituelle réelle.

Les invocations doivent donc être équilibrées selon les polarités propres à chacune des célébrations.  N'est-ce pas pour cette raison que l'on a retrouvé sur les lieux de temples antiques des statuaires représentant le dieu et sa parèdre, et je préfère même dira le couple de divinités qui permettaient le bon fonctionnement de ces emplacements sacrés.

- On voit donc Lugh associé a Rosmerta,  Borvo à  Damona, Camulos à Nemetona, Apollo à Sirona, Cicolluis à Bellona, Ucuetis à Bergusia, etc.

Si les Druides tiennent d'avantage compte de l'utilisation de la parité, les cercles s‘animeront « magiquement » et perdrons de leur rigueur. A travers la polarité et la fusion entre hommes et femme, les Dieux et les Déesses, une osmose aura lieu psychiquement et spirituellement chez chacun des participants aux rites, ainsi qu'avec la nature dans sa réalité la plus profonde, et une véritable élévation vers le cosmos et le divin aura une chance d'avoir lieu enfin!

 

Vacia Keltognata /I\

 

De quelques échelles de grandeur

Vous avez appris qu'en fait, tout est question de vibrations, qu'à chaque fréquence de celles-ci correspondait une manifestation bien particulière.

 Dans le tableau suivant, non exhaustif, la fréquence est exprimée en Hertz, c'est à dire le nombre de cycle par seconde. Il est facile de transposer en mètres (longueur d'onde) 300 000 000 Hertz (300 méga H) valant un mètre ou 1000 mètres exprimant une fréquence de 300 000 Hertz (300 kilo-hertz).

En voici quelques unes notoires:

Fréquences

Manifestations

1 à 16 H

Infrasons (7 H. dangereux)

16 à 22000 H

Bande audible sonore (pas par tous !)

100.000 H

Ondes radio longues

300.000 H

Ondes radio moyennes.

30 à 150 MegaHertz

Bande F-M et Télévision

de 1 000 000 000 à 10 12 H.

Radar et ondes millimétriques

de >10 13 H.à 10 17 <Hertz

Des micro-ondes, jusqu'aux ultra violets en passant par les infrarouges et les ondes visibles par l'oeil.

De 10 18 à 1020

Rayons X

De 1022 à 1023

Rayons Gamma (Nucléaire)

>10 23

Rayonnement cosmique.

Au moins une fois dans votre vie, écrivez 10 23, c'est à dire 10 suivi de 23 zéros, pour appréhender cette grandeur et méditer sur les rapports. Autrement dit la bande est plutôt vaste à explorer et surveiller ! Et elle est infinie !

Ne confondez jamais les unités entre elles, soyez précis, étudiez.

 

Extrait du CD rom de l’Oeuvre Divine

S.S.T.V Lo Skiant

MANGER EN CONSCIENCE

 

En tant que druides, nous sommes des êtres désireux d'accéder à une harmonie entre les êtres humains et l'univers en général.  Notre sensibilité est très en rapport avec la nature que nous aimons, j’en suis sûr, tous profondément mais aimer la nature n'est pas qu'une idée:  c'est agir envers elle du mieux que nous pouvons - ou voulons - à notre échelle et, surtout, en conscience.

 

Le sujet que j’aborderai ici n'est peut-être pas du goût de tout le monde (ce sera le cas de le dire) et loin de moi l'envie de convertir qui que ce soit.  Je n'affirme pas une vérité supérieure à celle d'autrui mais j'expose une prise de conscience personnelle importante qui m'a amené à réfléchir sur certains points qui, je l'espère, amèneront d'autres personnes à s'interroger.  Toujours est-il que, dans l'instant présent, je suis ce que je désire expérimenter de moi: un végétarien.

 

Ce qui commence par une question de choix alimentaire (et de goût) m'amena, par la suite, à revoir mes conceptions philosophiques, éthiques, historiques, philanthropiques, spirituelles, druidiques.

 

Voici donc une première question pour ouvrir cet exposé : Est-ce normal de manger comme nous le faisons ?

 

Oui ! Diront certains et la preuve est que nous mangeons de la viande depuis longtemps.  L'homme est omnivore ; il peut avoir un régime alimentaire varié et puis, il a besoin de la viande pour vivre et ses canines ressemblent à celles des carnivores !

 

Et bien, ce n'est pas parce qu'il est capable de tout manger qu'il est spécialement conçu pour tout avaler ou qu'il s'en porte mieux.  L'homme n'a pas un système digestif de carnivore, mais de frugivore ( fruits, légumes, végétaux, féculents, etc.  Concernant sa dentition et, en particulier, ses canines, on peut constater que celles-ci proviennent des ascendants primates de l'homme.

Ceux-ci ont de grandes canines qui ont en majorité une fonction dissuasive, car ils sont frugivores et ne mangent quasiment jamais de la viande.

 

La chair des animaux est certes bien pourvue en protéines mais pleine de cholestérol et de graisses saturées.  Ces constituants n'ont pas d'incidence pour les espèces carnivores qui ne développent pas d'artériosclérose, quelle que soit leur consommation de graisse.  Bien au contraire, l'homme, les frugivores et à plus forte raison les herbivores la développent,

 

Le fait que l'homme se soit adapté à son milieu a certaines périodes de la préhistoire (par nécessité et facilité), n'implique pas qu'il ait été destiné physiologiquement à consommer de la viande.  L'homme est moins omnivore qu'il n'est « adaptivore » (ce qui ne rime pas avec adéquation).

 

L'idée selon laquelle un végétarien a des carences systématiques, qu'il manque de protéines et de bien d'autres choses, est une idée préconçue : il faut faire attention à manger équilibré et ceci est valable pour les omnivores qui, souvent, mangent d'une façon désastreuse.  Un mode alimentaire végétarien équilibré apporte tous les constituants nécessaires à l'organisme : protéines (ex. lait, oeuf, fromage, soja, légumes secs, algues, etc. ... ), fer, calcium, vitamines, etc... Il faut juste se renseigner un petit peu. Il est intéressant de se renseigner de façon générale sur son alimentation, car après tout, on est aussi ce que l'on mange

 

D'ailleurs, l'omnivore moyen a-t-il une alimentation équilibrée? Si c'était le cas, 30 % à 40 % des cancers ne viendraient pas de son alimentation.  Le régime végétarien est reconnu bénéfique contre les affections cardiaques, rénales, intestinales, de l'hypertension, du diabète, des calculs biliaires, de l'ostéoporose et d'autres encore. Ce n'est pas une panacée et l'on peut bien sûr être malade et végétarien mais, globalement, la santé de celui-ci est nettement meilleure - indépendamment du terrain de chacun.

Donc, une chose est sûre, la viande est source de nombreux problèmes. Non, le végétarien n'est pas rachitique et faible.

Il y a aussi des considérations écologiques.  L'alimentation a aussi un effet sur l'écosystème.  Voici quelques chiffres

 

§        Il faut en moyenne 7 unités végétales pour produire 1 unité énergétique animale.

§        38 % à 70 % - selon les pays - de la production mondiale de céréales est destinée à l'alimentation du bétail : céréales dont manquent les populations tiers-mondistes.

§        1 ha cultivé peut produire 500 kg de protéines de soja contre 26 de bœuf

§        Il faut 3.800 litres d'eau pour produire 1 kg de soja contre 102.000 pour la même production de bœuf (l'homme utilise déjà la moitié des réserves d'eau mondiales).

§        Il faut 10 fois plus de terre pour produire des aliments carnés qu'il n'en faut pour l'équivalent nutritionnel en végétaux.

§        64 % des terres mondiales cultivées (pâturages, fermages) sont utilisées pour nourrir le bétail.

 

§        Certains endroits de la planète, la déforestation en devient critique.  Par exemple, au Costa Rica, 5 m 2 de forêt sont à défricher (1 arbre adulte, une cinquantaine d'arbrisseaux et plusieurs dizaines d'espèces et une centaine d'espèces d'insectes différents) pour obtenir 1 hamburger.  Inutile de dire les répercutions sur la recherche médicale végétale et sur la disparition des espèces encore inconnues.

 

L'effet de serre est un problème connu qui a, entre autres facteurs, la déforestation pour cause (et l'homme n’y est pas pour rien : pollution, déforestation, etc ... ). L'accroissement du cheptel animal, dû à l'augmentation du nombre d'humains et à leur habitude de consommer beaucoup de -viande, fait que, par répercussion, nos chères bébêtes produisent beaucoup de méthane (par phénomène de flatulence, eh oui !).  Le méthane, ajouté à celui produit par la prolifération de certaines algues (merci aux engrais chimiques azotés), nous donne 25 % de la cause de l'effet de serre.

 

Il y a aussi le problème des pluies acides qui polluent les nappes phréatiques.  Là encore, un exemple : 50 % des retombées acides en Hollande proviennent des élevages industriels. 30 % pour la Belgique.  Et nous ?... N'oublions pas les ravages de l'acide nitrique - par évaporation de l'ammoniac - dû aux excréments des animaux responsables par cela de la moitié de la pollution des lacs et rivières, nappes phréatiques ainsi que des pluies acides.

 

Et la chasse ? Sans parler du problème éthique (j’y reviendrai), avons-nous besoin de chasser ? Non L'élevage suffit amplement pour se nourrir de viande.  Mais alors, que faire de la prolifération du gibier ? Il faut bien le chasser pour ensuite le manger (on ne va pas gâcher !).  Cette prolifération n'est due qu'à un bouleversement de l'écosystème par l'homme qui a massacré tout prédateur sans se soucier des conséquences sur le milieu naturel.  De plus, le chasseur n'hésite pas à « lâcher » des animaux qui se font tirer en 2 minutes, car perdus et inadaptés aux lieux qu'ils ne connaissent pas et qui, lorsqu'ils ont la chance de lui échapper, créent eux aussi un déséquilibre dans la faune.

 

En outre, les massifs, cernés par l'étalage incontrôlé des zones urbaines, concentrent les animaux dans des périmètres réduits. Ce phénomène accentué par le fait que les forêts gérées par l'ONF ont une capacité d'accueil moindre du fait de leur choix de reboisement rentable en sylviculture, laissant peu de place aux espèces comestibles pour le gibier. On voit bien que le souci humain de rentabilisation ne laisse pas la part belle aux animaux.

 

Passons maintenant à la pêche. Là aussi, le fait de consommer abondamment les produits de la mer, amène à un déséquilibre du milieu marin et à un appauvrissement de sa diversité. Concernant la pêche industrielle, il y a un gaspillage énorme. L'homme dépasse ce que les spécialistes appellent le rendement maximal supportable : c'est l'excédent annuel de produits marins que la mer peut produire. Nous épuisons ainsi petit à petit le capital vie des mers et océans.

 

Quelques exemples: les filets dérivants, hauts de quarante mètres et larges de plusieurs kilomètres, dont on mouille 40.000 à 50.000 km par nuit dans le monde.  Il y a aussi les chaluts pélagiques dont les filets descendent à des profondeurs incroyables et qui remontent ainsi des espèces rares.  Nous ne nous étendrons pas sur les tueries de requins, de baleines et de cétacés dont il y aurait trop à dire.

 

Extrait de l’article du même titre écrit par le : 

Vénérable Barde Ogmios

Ar Gaël n°314

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