Le mot du Doyen

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(Septembre 2013)

La philosophie druidique est contenue dans l’enseignement, à tous les niveaux de la Connaissance, tout au long de la Quête qui réunit Culture et Spiritualité. Elle correspond à l’énoncé du Savoir, au rejet de tout dogme, au sens donné à l’observation, à l’attitude de l’individu vis-à-vis des multiples aspects de l’existence, qu’elles qu’en soient les formes, suscitant amour et respect ; elle demeure liée à cette manière d’être, à la libre acceptation des règles découlant du bon ordre de l’univers, à sa transposition sociétale. Elle s’inscrit dans l’étude la plus complexe comme dans tous les instants du quotidien. Un certain nombre de notions y trouvent leur place quant à la définition de l’être, sa présence individuelle ou collective.

L’expression philosophique ouvre à l’immuabilité : il n’y a ni commencement ni fin mais une succession de liens définis, de séquences cycliques, dans l’immobilité du temps dont le noyau seul demeure actif. Elle rejette le manichéisme, reconnaît de ce fait la pluralité, la permanence des contraires, ce qui n’exclut pas le combat contre la face noire des sentiments et des faits.

Elle porte notre cheminement d’esprit à considérer l’entier de toute chose, refusant les classements de valeur entre les formes connues ou inconnues du vivant. L’indissociabilité de l’esprit et des apparences, quelles que soient ces apparences, ou leur non visibilité, et la recherche de l’harmonie universelle…

Celui ou celle qui choisit de suivre le difficile chemin qui mène à la Tradition des Druides suppose un véritable engagement physique, intellectuel et spirituel, un éveil constant et un travail sur soi pour atteindre les différents degrés du Druidicat.

La référence philosophique figure dans les interprétations idéographiques des symboles, dont le chiffre, dans le raisonnement, la réflexion, l’accès à différents stades de conscience imposant un travail sur le mental lors de la méditation, que l’on peut atteindre par la maîtrise que procure le Savoir.

Dans la Tradition des Druides, expression celtique de la Tradition Primordiale, le contenu philosophique est intimement lié à la métaphysique. Sa finalité ne correspond nullement à une simple école de pensée, mais accompagne, du Mabinog au Druide accompli, toutes les étapes de l’existence.

L’esprit sous-tend le geste, le sentiment de naître à chaque fois parmi les multiples aspects, déjà cités, de la vie. Il est vrai aussi qu’on se construit par une succession de naissances, que chacune correspond à un passage, un palier, un cri intérieur dispensateur d’énergie, porteur d’une mémoire qui remonte à l’origine de la filiation. Ces naissances successives de l’être permettent de se réaliser, de dépasser le stade primaire de la condition humaine, de remplir pleinement sa fonction sacrée.

Par ailleurs, la relation des Druides avec leur terre a été, de toutes les époques, une constante exprimée maintes fois. Loin de limiter leur action, depuis toujours ils apportent leur part à l'harmonie du monde, même en ces périodes troublées.



Ver Druis /I\ Kleze Dir, Doyen de l'Ordre


Quand serais-je consacré Druide ?

 

Telle est la question que posent beaucoup de novices lorsqu’ils postulent à l’admission au sein d’une Assemblée de l’Ordre.

 En fait, leur question est la meilleure démonstration qu’ils ne sont pas prêts à assumer cette dignité.

En vérité, un être ne peut être consacré Druide, ou Ban Drui, que lorsqu’il l’est devenu : La consécration n’est que la reconnaissance par ses pairs de sa maîtrise des facultés et des compétences nécessaires à l’exercice de son sacerdoce en plus des savoirs. Celui, ou celle qui ne recherche que le prestige supposé du titre, sans être conscient de l’humilité nécessaire au sacerdoce, n’acquerra jamais ces facultés. Car il faut énormément d’humilité, de patience, de ténacité pour les voir s’épanouir en soi. Le présomptueux, l’impatient, le labile courront inévitablement à l’échec tant qu’ils n’auront pas remédié à leurs carences. Il ne leur servira à rien d'acquérir des savoirs sans avoir la conscience suffisante pour ne pas en mésuser.

 Avant de vous poser une telle question, lisez les conseils des Sages de la Tradition Primordiale ci dessous.

/I\ Lo Skiant



L E S      D E VO I R S      D U     D R U I D E

 

 

Personnalité, connaissance, pouvoir, sagesse, que n'a t-on pas disserté et brodé sur ce personnage de légende qu'était le Druide.

Les pâles reflets actuels du Druide légendaire ont beaucoup de difficultés à se conformer à ce modèle mythique.  Et, surtout, pour beaucoup, il a été oublié que l'ETHIQUE  DRUIDIQUE comporte une partie qui pourrait s'intituler les DEVOIRS DU DRUIDE par rapport à ses Frères et Sœurs, à ses Disciples et à la société qui l'entoure.

Comme il est recommandé dans l'Ethique Druidique, le Druide est d'abord un EXEMPLE, et être exemplaire implique, surtout, des devoirs.

L'exemple implique avant tout, une TRANSPARENCE, de tous les instants, sur tous les plans.  On ne peut être un " bon " Druide seulement une, deux, trois ou quatre fois dans l'année, devant un petit cercle de convaincus.  C'est dans la vie de tous les jours qu'il doit se comporter et agir comme Druide.

 La plupart des « Druides » actuels ont fondé une famille.

 Celle-ci doit, aussi être un exemple d'Harmonie et d'Amour. Comment enseigner sagesse et amour aux autres, si au sein de la propre famille du « druide » règne mésentente, violence ou haine ?

 

Il est aussi désagréable, pour le moins, de constater que des « druides » n'ont pas hésité à entretenir des mœurs, que l'on a qualifiées de légères. Sur le plan moral, c'est critiquable, sur le plan spirituel et sacerdotal c'est inadmissible.

 

Quelle crédibilité, le « druide » peut-il entretenir vis à vis de ses propres enfants, quand ceux-ci constateront, tôt ou tard, le mensonge et l'hypocrisie de ses actes et de sa vie ?

 

Le Druide a un devoir d'ENSEIGNEMENT.  Son accession à cette dignité indique, qu'au cours de sa vie, il a acquis, accumulé des connaissances diverses et qu'il a dû assimiler et fructifier ce trésor.  Il sait que la Tradition, à laquelle il appartient, a failli s'interrompre par la rupture, plus ou moins totale de la transmission. Autour de lui existent des êtres en quête de connaissance, de recherche. Il doit faire l'effort d'aller vers eux et non pas d'attendre qu'on vienne le chercher. Surtout, que dans la plupart des cas, le Druide est discret. ( C'est loin d'être une critique)

 

Son enseignement personnel doit lui permettre d'éveiller la curiosité, l'intérêt de son entourage.  Il suscitera des interrogations, des questions. A lui de gérer ce courant, pour amener cette curiosité à déboucher sur une ouverture vers la découverte d'une culture et d'une civilisation ignorées.

 

Enseigner dans son Cercle, il a autour de lui, des Disciples. De même que dans les Universités, il y a divers cours magistraux, pourquoi le Druide se reposerait-il sur ses confrères pour la diffusion de la connaissance plutôt que d'y participer lui-même ? Il apporterait aussi une diversité de pensées et de points de vue enrichissants pour tous.

 

Loin de se retrancher dans une thébaïde personnelle, il se doit de PARTICIPER aux réjouissances familiales et populaires. Il se rendra ainsi plus ACCESSIBLE. Il pourra mesurer la puissance de son sourire.

 

Sa position sacerdotale, le sacré attaché à sa personne, ne doivent pas le retrancher de la collectivité. Sa principale qualité, c'est son OUVERTURE D'ESPRIT, sa QUALITE D'ECOUTE, sa DISPONIBILITÉ. Nous savons, par expérience, que des appels, de jour, de nuit, peuvent être dérangeants, inopportuns pour son entourage. Mais il est Là pour écouter, pour répondre.

Après mûre réflexion, il devrait être à même d'apporter, sinon la solution, du moins le conseil attendu. Il ne manquera pas d'apporter le réconfort et de redonner la confiance à ceux et celles qui le consultent. C'est là une tâche ingrate, difficile, délicate, qui demande de l'expérience, du bon sens, mais aussi, et surtout, du CŒUR, beaucoup d’AMOUR.

 

Il devra, aussi, déceler ceux qui souffrent en silence, tenter d'arrêter, avant qu'il ne soit trop tard, les crises de désespoir. Là encore, c'est n'est pas en restant derrière son bureau, muré dans sa tour d'ivoire qu'il remplira son DEVOIR D'ASSISTANCE !

 

Certes, il y en a qui peuvent même soulager physiquement, car ils connaissent des moyens simples, naturels. Mais le plus souvent, ce sont des maux psychosomatiques qui sont offerts à sa connaissance de régularisation. Le Druide se doit également, d'être un PSYCHOLOGUE averti plutôt que professionnel. Il jugera surtout avec son cœur plutôt qu'avec sa raison.

 

Porteur de Vérité, il évitera que celle-ci soit surtout la sienne, mais reste celle des Principes sur lesquels sont basés le Sacerdoce qu'il a accepté.

 

Mais le Druide, a aussi, autour de lui un entourage fraternel.  Il n'est pas seul, ni solitaire. Il a le devoir de COMMUNIQUER, d'ECHANGER, de SOLLICITER DES CONSEILS, des avis, d'affermir ses connaissances en les comparant avec celles de ses Frères et Sœurs Druides…

 

Grâce à ces confrontations, il aura le devoir de RECTIFIER SES ERREURS et d'en faire part à ses Confrères. Son devoir de TRANSPARENCE doit aussi aller jusque là ! Il a le devoir de reconnaître qu'il n'a pas, et lui seul, la possibilité de détenir la VERITE, domaine incontournable de l" L'INCREE ".

 

Pouvoir affirmer que l'on détient "LA" vérité, ce n'est plus un non-sens, de la vanité, c'est du crétinisme !

Et çà, un Druide ne peut pas se le permettre.

 

Le Druide a choisi une lourde et difficile tâche. Il peut lui arriver aussi, de fléchir, d'être harassé par l'ampleur des travaux qui lui sont demandés.

 

A-t-il douté, un instant, qu'il avait, lui aussi la possibilité d'être écouté, conforté ?

 

Et par au-delà de ce Monde de la NECESSITE, n'a-t-il pas accès à la SPHERE DES DIEUX ?

 

Il est impensable que CEUX-CI n'aient pas un regard bienveillant, un geste de réconfort ou d'appui, pour Celui, Celle qui les sert et les honore si bien ?

 

 

/I\ Goff Ar Steredennou

 

Doyen émérite de l’Ordre 

* Il s'agit souvent des faux “druides” autoproclamés ou issus de leur imposture

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Champ d’Amour

"La réalité nous est révélée par l’observation du monde, mesurable et identifiable par nos sens ; ou par tout appareillage complémentaire permettant d’amplifier le phénomène étudié."

Voilà un préambule trivial qui résonnera, à l’ouïe du rationaliste cartésien, comme une douce mélopée rassurante.

Cette manière de percevoir la richesse de notre Monde est tout à fait louable mais ne constitue qu’un minimum nécessaire… et insuffisant.

Ce système de perception, d’étude ou d’observation ancien, même s’il est la base de la structure du fonctionnement scientifique actuel, s’essouffle chaque jour un peu plus. La pensée mécaniste qui consiste à diviser, disséquer, séparer chaque élément pour mieux les comprendre n’est qu’une première étape qu’il aurait fallu depuis longtemps dépasser. Cette démarche de fractionnement rationnel, pour nécessaire et instructive qu’elle soit, nous coupe d’une grande partie de la Connaissance profonde de ce qu’est la Vie et son Champ d’Action.

Cet avant-propos pourrait illustrer la théorie "Matière source d’Esprit", appelée aussi monisme* matérialiste (Willis Harmann (1)) ; comme si c’était de la Matière (le cerveau) que naissait la Conscience.

Voilà cependant plusieurs années que les expérimentations scientifiques en physique et biologie ont montré qu’il était impossible de séparer l’expérimentateur de l’expérience c’est à dire l’individu du tout.

De plus, tout n’est que "point de vue" dans la connaissance que l’on peut avoir d’un phénomène. Il est évident que selon l’endroit où l’on se positionne, les perceptions et interprétations d’un phénomène sont différentes. L’observation d’un paysage en est un exemple parlant, mais c’est aussi le cas dans la pratique de la radiesthésie où il faut définir sur quel plan se positionner pour effectuer une étude. Il en est de même pour l’astrologie, ou toute technique de perception extra-sensorielle, où le symbolisme offre une palette de nombreux possibles dans l’interprétation.

Les scientifiques devraient garder à l’esprit ce trait d’humour quant à l’étude d’un phénomène: Une souris de laboratoire s’adresse à une de ses congénères et lui dit : « J’ai réussi à dresser le professeur. Regarde bien: chaque fois que j’appuie sur le bouton rouge, il m’amène un morceau de fromage ! ».

Toujours selon W. Harmann, il existe un autre modèle nommé "Esprit source de Matière", ou monisme transcendantal, où l’esprit/conscience donne naissance à l’énergie/matière. La conscience n’est plus l’aboutissement de l’évolution matérielle, elle la précède.

(1) ingénieur physicien américain (1918 – 1997) * Système qui considère l’ensemble des choses comme réductible à l’unité

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Entre ces deux théories opposées il en est une troisième, médiane, qui considère la "Matière plus l’Esprit" ou métaphysique dualiste. Elle semble être la voie d’un juste milieu puisqu’elle permet d’ouvrir la passerelle entre l’étude par des instruments scientifiques et l’exploration subjective interne par l’individu.

Cette complémentarité a déjà permis dans divers domaines de tisser des liens prometteurs.

On peut citer par exemple le cas d’étude des champs de torsion qui ont vu la collaboration entre des scientifiques et des radiesthésistes travaillant sur les émissions de forme.

Autre exemple: les travaux de certains chercheurs (2) ont permis de découvrir un lien entre la fréquence de Schumann (3)NDLR (pulsation du champ magnétique terrestre) et le biochamp humain.

Les mains des guérisseurs révèlent une vibration magnétique superficielle de l’ordre de 8 Hz (8 cycles par secondes). Cette même fréquence de (7,8 à 8 Hz) a également été mesurée dans le cerveau de ces guérisseurs, quelles que soient leur méthode de travail ou spiritualité. En résumé, lors d’une séance, le cerveau du guérisseur se synchronise avec l’onde de Schumann (7,8 Hz). Ce processus de couplage de champ illustre formidablement le phénomène de connexion à la Terre-Mère.

L’Energie Divine qui nous entoure se manifeste en permanence dans la dimension extraordinaire de Tout ce qui Vit.

Entendons-nous bien, cette Source Vitale ne se réduit pas à l’expression d’un champ de fréquence électromagnétique sur laquelle on peut s’harmoniser pour faire circuler l’Energie. Elle est simplement une des caractéristiques abordables de ce Champ des Possibles, expression du Grand Tout.

Si l’on conçoit que ce grand chaudron bouillonnant de vie nous alimente en permanence, on comprend mieux certains phénomènes de synchronicités dans la vie de tous les jours ou lors de découvertes scientifiques.

La réalité serait-elle une intuition collective ?

Tout est en tout, ou, ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ; le vocabulaire ne manque pas pour évoquer l’aspect holistique* de l’essence de la Vie.

"La réalité est globale, tout est imbriqué" nous dit A.N. Whitehead (4).



(2) Valérie Hunt, Andria Puharich, Robert Beck, ou John Zimmerman.

  1. philosophe et mathématicien britannique (1861-1947) * holisme : approche de la réalité comme un tout global, plutôt que la somme des parties qui la composent.

  2. NDLR: La prédiction des résonances de Schumann est attribuée au physicien allemand Winfried Otto Schumann (1888–1974) qui en avait anticipé l'existence dans les années 1950 mais il fallut attendre une décennie pour qu'elles soient mesurées. 

    George Francis Fitzgerald (en 1893) et Nikola Tesla (en 1900) avaient déjà émis l'idée que la cavité surface-ionosphère puisse servir de guide d'onde dont ils avaient calculé l'ordre de grandeur du mode principal et émis l'idée que les orages puissent exciter la résonance.

    Ref W. O. Schumann, « Über die Dämpfung der elektromagnetischen Eigenschwingnugen des Systems Erde – Luft – Ionosphäre » dans Zeitschrift und Naturforschung, vol. 7a (1952), p. 250-252

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Selon Karl Lashley (5), l’être humain stockerait sa mémoire dans l’ensemble du cerveau, tel un champ d’énergie, car il n’y a pas un endroit particulier où on la trouve.

En complément, les travaux du biologiste Ruppert Sheldrake (6) nous apprennent que le cerveau, trop petit pour conserver la mémoire, n’est pas un organe de stockage, mais un organe de liaison avec la banque de données du champ morpho-génétique dans laquelle se mélangent passé, présent et futur.

On savait déjà que l’écoulement du temps n’était qu’une vue de l’esprit dans ce monde d’Abred. On sait désormais, par la théorie des champs morphogénétiques, que le Tout est plus que la somme des parties.

Cet inventaire non-exhaustif n’est qu’une façon d’exprimer l’importance de vivre en pleine conscience. Nos actes, nos pensées, même les plus fugaces sont autant de battement d’ailes de papillons qui peuvent générer des tornades dans ce Champ de Conscience.

L’expression de chaque être passe par des actes, paroles, pensées qui sont autant de moyens de «créer ». L’incarnation nous offre la possibilité d’expérimenter, d’agir, d’exprimer librement notre choix. A nous de le faire en pleine connaissance, dans le Champ d’Existence de cette vie d’Abred.

L’Initié est celui qui, s’étant mis à l’écoute de la Vie, œuvre en être responsable et respectueux afin de contribuer à maintenir ou rétablir l’Harmonie.

La démarche initiatique apporte la possibilité, à celui qui s’engage, de comprendre de quelle Essence il est fait, de quelles Forces il peut disposer, mais surtout de quel Amour il est redevable à Tout ce qui Vit.

Bonne route sur le chemin de la Blanche Lumière.

/|\ An Diwaller

(5) biologiste, psychologue et comportementaliste américain (1890-1958)

(6) docteur en biologie, britannique (1942)

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Relativiser et réfléchir.

 

Si on pouvait réduire la population du monde en un village de 100 personnes tout en maintenant les proportions de tous les peuples existants sur la terre, ce village serait ainsi composé :

- 57 asiatiques

- 21 européens

- 14 américains (Nord, Centre et Sud)

- 8 africains

Il y aurait :

- 52 femmes et 48 hommes

- 30 blancs et 70 non blancs

- 30 chrétiens et 70 non chrétiens

- 89 hétérosexuels et 11 homosexuels

- 6 personnes posséderaient 59% de la richesse totale et tous les 6 seraient originaires des USA (NDLR : en fait, ailleurs il n’y aurait aucun pays pour faire au moins 1% !  Ce qui ne veut pas dire que les USA n’aient pas leurs contingents d’exclus. Par contre, il est bien vrai que 59% des fortunes se trouvent aux USA )

- 80 vivraient dans des mauvaises maisons

- 70 seraient analphabètes

- 50 souffriraient de malnutrition

- 1 serait en train de mourir

- 1 serait en train de naître

- 1 posséderait un ordinateur

- 1 (oui, un seulement) aurait un diplôme universitaire

- Si on considère le monde de cette manière, le besoin d'accepter et de comprendre devient évident.

 

Prenez en considération aussi ceci :

- Si vous vous êtes levé ce matin avec plus de santé que de maladie, vous êtes plus chanceux que le million de personnes qui ne verra pas la semaine prochaine.

- Si vous n'avez jamais été dans le danger d'une bataille, la solitude de l'emprisonnement, l'agonie de la torture, l'étau de la faim, vous êtes mieux que 500 millions de personnes.

- Si vous pouvez aller prier au temple sans peur d'être menacé, torturé ou tué, vous avez une meilleure chance que 3 milliards de personnes.

- Si vous avez de la nourriture dans votre frigo, des habits sur vous, un toit sur votre tête et un endroit pour dormir, vous êtes plus riche que les 75% des habitants de la terre.

- Si vous avez de l'argent à la banque, dans votre portefeuille et de la monnaie dans une petite boite, vous faite partie du 8% les plus privilégiés du monde.

- Si vos parents sont encore vivants et toujours mariés, vous êtes des personnes réellement rares.

- Si vous lisez ce message, vous venez de recevoir une double bénédiction, parce que quelqu'un a pensé à vous et parce que vous ne faites pas partie des deux milliards de personnes qui ne savent pas lire.

 

Travaille comme si tu n'avais pas besoin d'argent.

Aime comme si personne ne t'avait jamais fait souffrir.

Danse comme si personne ne te regardait.                               

Chante comme si personne ne t'écoutait.

Vis comme si le paradis était sur terre.

 

Tu peux envoier ce message à tes amis !

Si tu ne l'envoies pas, il ne se passe rien du tout.

Si tu l'envoies, quelqu'un peut sourire en le lisant...

 

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LA QUÊTE DU VENT

  

Dites, ce vent qui va dehors,

Ce vent qui hâte ses pas forts

Vers l'inconnaissable aventure,

Pour quel triomphe ou quel péril

De nord en sud chevauche-t-il

Avec le monde pour monture ?

 

Héraut d'un temps qu'on a vécu,

Pourquoi sur notre orgueil vaincu

Chante-t-il à voix de conquête,

Avec un accent d'autrefois

Où traînent des rumeurs d'exploits ?

Se souvient-il d'une autre quête ?

 

Il nous apporte un long écho

De cavaliers lancés au trot,

Rués vers l'épreuve dernière.

Soldats d'un nom qu'ils vont crier,

Ils ont la foi pour bouclier

Et la légende pour bannière.

 

Et sur nous, qui tremblons de voir

Les Dieux se lever dans le soir,

convocateurs au geste large,

Pour rappeler les mots puissants

A nos cortèges gémissants,

Le vent de fierté bat sa charge.

 

Comme un appel, comme un rappel

Jeté des quatre coins du ciel

A la vigile ensommeillée,

Lui, le sauvage et l'incompris

Vient souffleter de son mépris

Une race jamais raillée.

 

Car nous craignons l'ombre et le sang,

Nous qui n'avons rien fait de grand,

Même le mal qui nous dévore.

En vain l'Ancêtre aux bras rougis

Surgirait, jeteur de défis,

Debout sur l'étrier sonore.

 

Suspends ton râle tourmenteur,

Arrière, vent blasphémateur...

Mais le vent épris de martyre,

Vient secouer le lit altier

Où, depuis le rêve dernier,

La plèbe paillarde s'étire.

 

Il chante pour ceux qui viendront,

La marque du soleil au front

Afin que nul ne les confonde,

Pour les Commandeurs de demain

Dont les victorieuses mains

Froisseront le deuil du vieux monde.

 

 

 Rosmerta  

 

 

Pétition du monde des animaux

Poème de Péma Wangyal Rinpoché

 

"Un bon petit morceau de viande

cuit aux épices les plus fines"...

Voilà pour nous la plus grande terreur, 

Le supplice insupportable :

Vous nous arrachez la vie du corps

- Tendre corps, vie chérie -

Dans un brasier digne des enfers.

Pensez-y une seconde :

Vous nous mettez à cuire vivants.

 

La guerre contre le tyran vous terrorise ;

Vous tremblez à l'idée que tout cela

Dégénère en Troisième Guerre mondiale,

Et vous avez raison : c'est vraiment inquiétant.

Mais nos tourments nous viennent de peurs

Bien plus redoutables.

 

Quel malheur !

Ô sages parmi les hommes, prêtez-nous l'oreille un instant !

Si vous êtes vraiment menacés par la famine, si vous mourez de faim,

Si la pauvreté vous afflige au point

Que vous n'ayez plus le moindre haillon pour vous vêtir,

Eh bien, et même si notre vie nous est aussi précieuse

Que la vôtre l'est pour vous,

C'est avec joie que nous vous offrons notre corps et notre vie.

Sinon, ayez assez d'amour et de bienveillance

Pour nous accorder une humble grâce :

La liberté de vivre en paix

Là où ne règne point cette peur incessante.

 

Que la pensée de la paix voie le jour sans effort

Dans l'esprit de tous les êtres vivants

- Qu'ils vivent sous terre, sur terre ou dans l'espace -

Pour qu'un jour éclate l'aurore de la paix !

Puisse toute conduite cruelle et toute agression

S'apaiser et disparaître d'elle-même !

 

Puisque tous les êtres, les grands comme les petits,

Veulent seulement être heureux et ne pas souffrir,

Puissent-ils déborder d'amour et de compassion,

Qui sont la source du bonheur,

Et ne plus jamais céder à la cruauté et à l'agressivité

Qui sont la source du malheur !

 

Poème de Péma Wangyal Rinpoché. défenseur tibétain de la cause de la

non-violence, en particulier envers les animaux.

N 010411

Publié sur http://www.tibet-info.net./

 

 

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