La bio ou les OGM :

Il faut choisir !

 
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  

 

 

 

Uzès, le 17 mai 2002 – L’étude de l’UE, rendue publique par Greenpeace, selon laquelle la culture des OGM en Europe provoquerait une augmentation des coûts de production pour tous les agriculteurs et la disparition de l’agriculture biologique, ne surprend pas la Fédération d’agriculture biologique Nature & Progrès.

 

Vu les enjeux, Nature et Progrès comprend bien que l’UE n’ait montré aucun empressement à rendre cette étude publique. Car, outre le fait qu’elle démontre l’impossible cohabitation de l’agriculture bio avec l’agriculture transgénique, cette étude ne révèle-t-elle pas purement et simplement la vacuité même des OGM ?

 

Démonstration faite que les seuls bénéficiaires des OGM sont les grands semenciers, au détriment des agriculteurs, des consommateurs et de l’environnement, les responsables politiques devront prendre leur responsabilité au moment où la Commission Européenne, sous la pression de l’OMC, s’apprête à lever le moratoire (de fait) concernant la culture commerciale des OGM sur son territoire.

 

Tandis que les Etats-Unis ont tout misé sur l’agriculture transgénique, pourquoi l’Europe, dans les pas déjà tracés par l’Allemagne et l’Autriche, ne choisirait-elle pas une politique agricole infiniment plus sociale et plus respectueuse de la santé des hommes et de celle de la terre, à savoir l’agriculture biologique ?

 

Nature & Progrès, devant l’inexorabilité du choix agriculture OGM ou agriculture bio, devant les problèmes majeurs de santé publique déjà soulevés par les pratiques agricoles intensives et ses aberrations, enjoint le ministre de l’Agriculture, Monsieur Gaymard, à se pencher sérieusement sur la question de la généralisation des pratiques d’agriculture durable, exemptes d’OGM et de produits chimiques, et à faire le seul choix courageux, imposé par la sagesse, le respect de l’avenir, celui des hommes et de la terre qui les nourrit : celui de l’agriculture biologique.

 

La bio ou les OGM, il faut choisir ! L’enjeu est majeur. Si, malgré cette étude, l’UE privilégie le choix du transgénique, elle doit en mesurer le caractère irréversible. Ses dirigeants seront tenus responsables des conséquences, aujourd’hui incalculables, de ce choix pour les générations futures. Car cette fois, les politiques ne pourront pas prétendre qu’ils n’étaient pas informés…

 

 

 

 

Pour en savoir plus :

Guy Kastler, tel : 04 68 91 28 95

Ou Gilles Lèbre, tel : 06 07 64 81 82